explication anti-oxydant

 

 

 

 

C’est quoi les

oxydants ?

 

Ce sont des molécules toxiques, aussi appelées radicaux libres.

Libres parce qu’il leur manque un électron. Ils n’ont de cesse de stabiliser leur formule en allant prendre un électron chez la cellule voisine (y compris notre ADN) qui, à son tour, se transforme en radical libre et ainsi de suite. A cause d’eux, le corps s’oxyde, c’est-à-dire vieillit plus vite. Les oxydants sont nombreux et très répandus

 

 

 

C’est quoi les

antioxydants ?

 

Ce sont les antidotes des radicaux libres.
Les vitamines (A, C, E), les minéraux (zinc, sélénium), isoflavones, lycopène, lutéine, flavonoïdes, polyphénols, coenzyme Q10, SOD (super oxyde dismutase)… chaque antioxydant a sa fonction . Il neutrlise un radical libre et l’ empêche ainsi de nuire.

Le problème est que notre organisme ne peut pas les fabriquer, il est obligé de les chercher ailleurs: dans l’alimentation: fruits, légumes crus ou décrudis ou plantes sauvages.

Attention : ceux d’origine de synthèse sont toxiques ( études de 2007 , 2009, 2010 et 2011 qui ont analysé leur quantité et la durée) 

 

 

 

 

Les facteurs du surdéveloppement des radicaux libres:

 

Ces molécules instables ne sont pas seulement générées par notre corps. Les éléments extérieurs influent aussi beaucoup sur la fabrication des radicaux libres. Ainsi, une exposition trop importante au soleil (et à ses néfastes ultraviolets) déclenche une surproduction des radicaux libres. Il en va de même pour les excès de tabac et d’alcool, mais aussi la consommation de certaine molécule chimique, une alimentation déséquilibrée, un taux de stress important et une surexposition à la pollution chimique et aussi électromagnétique.
Dans les cas les plus bénins, les résultats de ces mauvais comportements se traduisent par une diminution de l’énergie, des douleurs, des gènes musculaires ou articulaires, un vieillissement de la peau, des tâches de vieillesse, des rougeurs, des ridules… mais peuvent aussi sur le long terme créer des dysfonctionnements importants.

 

stress-oxydatif-1-pour-internetLe stress oxydant (ou stress oxydatif):

 

Le stress oxydatif est un type d’agression des constituants de la cellule et de sa membrane dû aux espèces réactives oxygénées1 (ROS, Reactive Oxygen Species en anglais) et aux espèces réactives oxygénées et azotées (RONS, N pour Nitrogen en anglais) oxydantes. Ces espèces sont, par définition, des radicaux libres. Par assimilation, le peroxyde d’hydrogène (H2O2) est considéré comme une ROS car, en présence de fer (sous forme ionique), il se dismute en deux radicaux hydroxyle (OH.) (réaction de Haber-Weiss).

Ils peuvent être retraités plusieurs dans la cellule et ainsi se renforçer

 

 

Le classement des meilleurs aliments antioxydants:

 

Plutôt que de considérer séparément les aliments riches en l’un ou l’autre des antioxydants, les nutritionnistes préfèrent s’intéresser au potentiel antioxydant global d’un fruit ,d’un légume ou d’une plante. La méthode la plus utilisée pour mesurer ce potentiel est la méthode ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity). Elle permet d’évaluer la capacité d’un aliment à absorber des radicaux libres produits artificiellement. Une étude récente de l’USDA (United States Department of Agriculture) a ainsi passé au crible 277 fruits, légumes, noix et épices pour déterminer leur pouvoir antioxydant.

ORAC (1)

 

La Spirale de la Sénescence par le Professeur Luc MONTAGNIER: 

 

 

spirale

 

Dès notre naissance (0), nous entrons dans une spirale qui nous conduit irrévocablement à notre disparition (†). Un programme génétique contrôle le déclin progressif du thymus, un organe-clé pour la mise en oeuvre de nos défenses immunitaires, en particulier la programmation de cellules destinées à tuer les cellules infectées par des virus, des bactéries, des parasites. Ce programme génétique peut dépendre de l’allumage de rétrovirus qui sont dans notre ADN, dans notre génome depuis des millions d’années. On ne peut rien faire actuellement contre ce déclin mais on peut agir sur les conséquences.

En effet, nous sommes chroniquement infectés par des germes, virus, bactéries, champignons qui sont au début parfaitement inhibés mais persistent à l’état latent grâce à nos défenses immunitaires. Lorsque celles-ci commencent à faiblir, dans le 2e quart de notre spirale (25-50 ans), ces germes commencent à se répandre et à causer des maladies. Ils génèrent notamment, dans leur phase intracellulaire des radicaux libres, les molécules réactives dérivées de l’oxygène, qui vont causer des dommages à nos tissus. Ils induisent également la formation de radicaux libres par une réaction de défense de certains de nos globules blancs.
S’ajoutant aux facteurs d’environnement extérieur, commence alors un stress oxydant, c’est-à-dire un déséquilibre entre un excès de radicaux libres et une insuffisance des antioxydants que nous fabriquons (glutathion, enzymes) ou que nous ingérons (vitamines, micro-éléments). Le stress oxydant est un facteur commun à toutes les maladies chroniques qui se développent dans les 2 derniers quarts de notre vie.

Les flèches vertes indiquent comment lutter contre ce déséquilibre par une alimentation, une hygiène de vie appropriée et la prise contrôlée d’antioxydants végétaux ou naturels. La suppression de ces maladies de la sénescence nous permettrait de gagner vingt ans de vie active, une révolution !!

 

Qu’est-ce que les radicaux libres et le stress oxydatif ?

 

La théorie des radicaux libres a été formulée dans les années 50 par le Dr Denham Harman de l’Université du Nebraska, chimiste, biologiste et médecin. Théorie aujourd’hui unanimement acceptée par la communauté scientifique internationale. Ce sont des particules extrêmement agressives dérivées de l’utilisation de l’oxygène (cf les mitochondries), les radicaux libres ne sont pas tous néfastes, ils sont même indispensables à la vie. Ils sont produits lors de la fabrication de l’ATP (Adénosine triphosphate) par les mitochondries et lorsque le système immunitaire combat un micro-organisme (virus, bactérie…) ou des cellules cancéreuse. Mais lorsqu’ils sont en excès (et c’est pratiquement toujours le cas), ils deviennent particulièrement dangereux et provoquent l’oxydation, « la rouille » de notre organisme telle une pomme coupée en deux qui serait en contacte avec l’oxygène.

 

Beaucoup de travaux démontrent que les radicaux libres sont responsables du stress oxydatif.

 

Le stress oxydatif n’a pas la même signification que le stress psychologique. Il s’agit tout simplement d’une oxydation de la cellule à cause des radicaux libres, nocifs pour les cellules du corps et qui viennent de l’oxygène que nous respirons. Quel paradoxe me direz-vous ? L’Oxygène qui nous sert à vivre, nous fait vieillir également. Cette oxydation pose des problèmes à l’intérieur de la cellule en dénaturant (en les oxydant) les protéines, les lipides et notre ADN. Ce qui peut amener à la cellule à l’apoptose (mort cellulaire programmée). C’est un peu comme une canette rouillée par l’oxygène et les intempéries. Si elle avait été dans un endroit fermé elle se serait rouillée moins vite. Pour nos cellules c’est la même chose, nous ne pouvons pas arrêter le processus de vieillissement mais nous pouvons le contrôler grâce au glutathion péroxydase (GPx)et la superoxyde dismutase (SOD), deux antioxydants majeurs.

 

  • La superoxyde dismutase (SOD) nous défend contre les radicaux libres et assure l’élimination de l’anion superoxyde qui est le premier radical généré par l’oxygène. Pour fonctionner de façon optimale elle a besoin de coenzymes, à savoir les oligoéléments. Etant donné que les enzymes antioxydants sont codées génétiquement et que leur production est soumise à une régulation génétique, le stress oxydant est le signal qui accroît l’action des gènes qui codent la SOD afin d’en augmenter la quantité. D’une certaine manière, l’organisme est donc capable de s’adapter aux conditions environnementales qui génèrent du stress oxydant. Si le stress continue de croître, on constate une destruction de la SOD.
  • La seconde enzyme est le glutathion péroxydase (GPx). Elle a besoin de la présence d’un tripeptide, le glutathion réduit (GSH) et d’une coenzyme, le sélénium. Synthétisé par l’organisme, le glutathion sert de << carburant >> à la GPx. Son rôle est d’éliminer les péroxydations lipidiques, c’est-à-dire les molécules issues de l’attaque par les radicaux libres sur les lipides qui constituent les membranes cellulaires et, en particulier les acides gras poly-insaturés. Le glutathion permet aussi de régénérer la vitamine C oxydée pour qu’elle retrouve sa forme active…

Extrait du livre Vivre longtemps en bonne santé (éditions, Michel Lafont)

 

Pourra-t-on, un jour, inverser le processus de vieillissement ?

 

Pourquoi vieillit-on ? Et surtout pourquoi certaines personnes vieillissent moins vite que d’autre ?

 

antioxidants-vieillissement

Ces questions sont-elles si farfelues ?

 

Pas tant que ça !
Les chercheurs tentent de percer le mystère de la vie de son début à sa fin programmée. Tout commence par une cellule qui a en elle toute l’information pour construire l’être qui, neuf mois plus tard, sortira du ventre maternel. 20 000 milliards de cellules à la naissance qui communiquent entre elles 18 milliards de fois par seconde. (Le nombre de cellules dans le corps humain est de 70 000 à 100 000 milliards de cellules à l’âge adulte). Tout est neuf, tout est beau, un nouveau né est la perfection même, jusqu’au bout des ongles et jusqu’au bout des cils.

 

bebe

Que reste-t-il 50, 60, 90 ans plus tard ?

 

 

Un jeune chercheur trouve la réponse qui va révolutionner notre conception du vieillissement, et nous aider à trouver des solutions pour prévenir la dégénérescence trop rapide de nos cellules.

 

Cela se passe dans un petit laboratoire à Philadelphie. On est en 1965, un jeune biologiste curieux mène une expérience qui va révolutionner la façon dont nous pensons le vieillissement et la mort. Le scientifique qui a mené cette expérience, le Dr Leonard Hayflick, a plus tard prêter son nom à ce phénomène qu’il vient de découvrir : la limite de Hayflick.

dr_hayflick

Le Dr Hayflick avait remarqué que les cellules cultivées se reproduisent en se divisant. Elles produisent des fac-similées (par un processus appelé mitose) et cela un nombre fini de fois (70 environ) avant que le processus s’arrête pour de bon et que la cellule meurt. En outre, les cellules congelées vivantes et retournées plus tard à un état actif avaient une sorte de mémoire cellulaire: Les cellules congelées reprenaient là où elles avaient été laissées. En d’autre terme, interrompre la vie des cellules ne rallonge pas leur vie.

 

mitose

 

Hayflick a constaté que les cellules passent par trois phases. La première est la division cellulaire rapide, en bonne santé. Dans la deuxième phase, la mitose ralentit. Dans la troisième étape, celle de la sénescence, les cellules arrêtent de se diviser. Elles restent en vie pendant un certain temps après qu’elles aient arrêté de se diviser, mais parfois, après la fin de la division cellulaire, les cellules font une chose particulièrement inquiétante : elles se suicident. Une fois qu’une cellule atteint la fin de sa durée de vie, elle subit une mort cellulaire programmée appelée apoptose.

 

division

Quand une nouvelle cellule succède à l’ancienne par division cellulaire, elle commence sa propre durée de vie. Cette durée semble être régie par l’ADN, situé dans le noyau de la cellule. Un étudiant de Hayflick a trouvé plus tard que si on enlève le noyau d’une vieille cellule et qu’on le remplace par le noyau d’une cellule jeune, la vieille cellule retrouve une nouvelle vie. La durée de vie de la vieille cellule est devenue celle de la jeune cellule. Comme n’importe quelle autre cellule (à l’exception des cellules souches), elle se divise plus rapidement au début de sa vie, la division cellulaire ralentit quand elle vieillit, avant de s’arrêter tout à fait et c’est l’apoptose.

 

Les implications de la limite de Hayflick sont stupéfiantes: les organismes ont une horloge moléculaire qui se déroule inexorablement vers le bas à partir du moment où nous sommes nés.

 

LA LIMITE ULTIME DE HAYFLICK:

 

La multiplication des cellules du corps humain a une limite fixée à environ 70, lorsque l’on multiplie le nombre de toutes les cellules créées dans le corps humain avant la naissance par le temps moyen qu’il faut pour que les cellules atteignent la fin de leur vie, vous obtenez environ 120 ans. C’est la limite ultime de Hayflick le nombre maximum d’années que l’homme peut éventuellement vivre. Ce qui est étrange, c’est que le livre biblique de la Genèse (6: 3) stipule explicitement que  « les jours de l’humanité seront de cent vingt ans ».

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Les télomères raccourcissent avec l’âge, l’inflammation et le stress. Des études ont montré que des télomères courts sont associés à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge

 

Pourquoi les cellules se suicident-elles?

 

Lorsque le Dr Leonard Hayflick a effectué ses expériences utilisant des cellules humaines cultivées dans une culture, il a réussi à tirer le rideau sur un processus ancien qui empêche essentiellement l’immortalité. Le processus de la mort cellulaire existe dans notre code génétique. Le noyau d’une cellule diploïde (une cellule avec deux ensembles de chromosomes) comprend de l’information fournit par chaque ADN des parents d’un organisme. Etant donné que la clé de la limite de Hayflick se trouve dans le noyau de la cellule, on est essentiellement programmé pour mourir.

 

 

Alors pourquoi ?

 

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une cellule doit être programmée pour mourir après un certain temps. Dans les stades de développement, par exemple, les fœtus humains développent un tissu qui crée une espèce de sangle entre les doigts. Pendant la gestation, ce tissu subit l’apoptose ce qui permet en fin de compte à nos doigts de se former. La mort cellulaire programmée combat également le cancer (défini comme la croissance cellulaire incontrôlée).

 

pied

Doigts palmés. L’apoptose in uterus a été défectueuse.

 

L’apoptose est le résultat de plusieurs signaux à l’intérieur et à l’extérieur d’une cellule. Quand une cellule cesse de recevoir les hormones et les protéines dont elle a besoin pour fonctionner ou subit des dégâts suffisant pour l’empêcher de fonctionner correctement, le processus d’apoptose est déclenché. Le noyau explose et libère des agents chimiques qui agissent comme des signaux. Ces produits chimiques attirent les phospholipides qui engloutissent les fragments cellulaires, dégradent les chromosomes individuels et les transportent hors du corps comme des déchets.

De toute évidence, l’apoptose est un processus extrêmement réglementé et très raffiné.

 

Nous vieillissons parce que nos cellules vieillissent, Lapalisse en aurait dit autant ! Chaque fois que les cellules de notre corps sont endommagées, elles se divisent et elles se renouvellent. Si elles ne peuvent plus se diviser, elles ne peuvent pas se renouveler et elles meurent.

A la naissance nos cellules ont la possibilité de se renouveler environ 70 fois. C’est comme un compte bancaire avec seulement 70 retraits possibles. Après 70 retraits, il n’y a plus qu’à fermer le compte !

Alors autant étaler le plus possible les divisions dans le temps et ne pas brûler la chandelle par les deux bouts !

 

 

telomere

 

A chaque division, le télomère raccourcit, comme un compteur des divisions cellulaires.

Comment, alors, pourrions-nous jamais contrarier cet inexorable compte à rebours? Ou au moins le ralentir ?

 

Dans un prochain article nous nous attacherons à découvrir les armes que la nature met à notre disposition pour protéger et réparer nos cellules.

Elisabeth Burki

 

 

Sources:

 

Beam, Adam. « Ce débat de durée de vie est l’un des âges. » Boston Globe. 3 février 2005. http://www.boston.com/news/globe/living/articles/2005/02/03/this_life_span_debate_is_one_for_the_ages/
http://www.biblegateway.com/passage/?search=Psalm%2090:10&version=9
Cherfas, Jeremy. « Hayflick léché: télomérase allonge la vie des cellules humaines normales. » ScienceWatch. Mai / Juin 2000.http: //archive.sciencewatch.com/may-june2000/sw_may-june2000_page8.htm
http://www.direct.ca/trinity/120years.html
Jakubowski, le Dr H. « Apoptose: mort cellulaire programmée. » Collège de Saint Benoît / Université de Saint John. (Avril 14, 2009) http://employees.csbsju.edu/hjakubowski/classes/ch331/signaltrans/apoptosis.htm
Kimball, J. «La mort par suicide. » Les Pages de Biologie de Kimball. 28 décembre 2008 http://users.rcn.com/jkimball.ma.ultranet/BiologyPages/A/Apoptosis.html#Death_by_suicide
Shay, Jerry W. et Wright et Woodring E. « Hayflick, sa limite, et le vieillissement cellulaire. » Nature. 2000.http octobre: //www4.utsouthwestern.edu/cellbio/shay-wright/publications/Hayflick.Nature.pdf
Sénescence. « Limite de Hayflick. » (14 Avril, 2009) http://www.senescence.info/cells.html
Washington Post. « Les secrets de la télomérase révélé. » 2 septembre 2008 http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/09/01/AR2008090101239.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Limite_de_Hayflick